La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même.
Charles de Gaulle
Le début de la session était magnifique, je suis à 200 big blinds sur une table full fish au bout de 40 mains jouées. La session s’annonçait radieuse.
Un excès d’orgueil face à un maniac, me mets au tapis, AKo vs JJ. Je perds tout mon stack. Puis le sort s’acharne sur moi et je finis la session à -200 big blinds sur une session ou j’aurai du être positif d’aprés mon tracker.
Depuis maintenant 2 mois, je suis dans une période de variance négative « not in the zone ». La différence entre ceux j’ai obtenu et ce que j’aurai du obtenir est de 20 euros soit 2000 big blinds. Je suis toujours en NL2, je suis moins perdant maintenant presque break even …
Paradoxalement, cette période me motive à tenir bon. Le fait que le tracker suit mon évolution me permet de me rassurer sur la qualité de mon jeu , et sur ce passage à vide. Dernièrement, ayant lu le livre « Les vertus de l’échec » de Charles Pépin, je me suis rappelé certains points de son livre. L’échec comme expérience du réel, l’échec comme leçon d’humilité et enfin l’échec comme moyen d’affirmer son caractère.
Le fait d’avoir développer de bonnes habitudes également me permettent de relativiser, et de continuer à jouer malgré les hauts et les bas. Je joue tous les matins 1 heures, en me concentrant sur le jeu Pré-flop pour le moment. Le weekend, je reviens sur un des chapitres d’Alton Hardin pour travailler les parties nécessaires à ma progression.
La qualité de mon jeu s’est depuis grandement amélioré par la prise de ses habitudes, progrès que je peux quantifier grâce également à mon tracker. Le focus est sur le long terme. Le système ou méthode de jeu que j’emploie est gagnant aux micros limites, c’est un gain de temps et une question de temps avant de réussir.
Pokerement Votre